A la frontière entre Lille et Lomme, un bras mort canalisé de la Deûle.

Cette promenade photo dans la ville de Lomme commence par l'Avenue de la République, véritable porte d'entrée dans le quartier du Marais de Lomme.

Une inscription au coin d'une rue nous rappelle que les chevaliers de l'Ordre du Temple avaient établi une commanderie sur le territoire de notre commune.

L'avenue Arthur Notebart s'appelait autrefois l'avenue de la Lilloise. Les maisons que vous voyez sur la photo ont été construites par la société la Lommoise afin de loger les ouvriers de l'industrie du textile, très présente dans le quartier du Marais à Lomme.

Entamons maintenant la remontée de l'Avenue de Dunkerque. En premier lieu apparaîtra la maladrerie de Canteleu. Elle fut construite au Moyen Age afin d'y héberger les lépreux. Elle était édifiée sur le secteur boisé de Canteleu, là où chantaient autrefois les loups.
"La maladrerie de Lomme fut fondée en 1466 pour 3 ou 4 lépreux non bourgeois, originaires de Lille ou de son arrondissement. Sur un terrain d'environ un hectare et demi, elle se composait à l'origine d'une maison construite en briques et couverte d'ardoises et d'une chapelle où la messe se célébrait le dimanche (pour les habitants de La Haye du Temple, de Mont-à-Camp et de Canteleu trop éloignés de l'église de Lomme Bourg). Chaque lépreux recevait une rente pour sa subsistance. Dès 1470, 3 malades l'occupaient. Elle abrita des ladres pendant environ un siècle. Au XVII° siècle, la lèpre avait pratiquement disparu. Aussi les biens de la maladrerie qui ne profitaient plus à personne furent-ils donnés aux Béguines de Sainte-Elisabeth de Lille en 1662, et l'hôpital Saint-Sauveur fut autorisé en 1669 à construire une grange sur le terrain de l'ancien cimetière. Le même hôpital reçut en 1693 les biens qu'on retira aux Béguines. Mais c'est seulement en 1749 qu'on permit la suppression de la chapelle de la maladrerie dédiée à Saint Hubert, dont les reliques auraient été transférées à l'église du Bourg de Lomme. (mademoiselle Christiane Lesage, Commission historique du Nord)

La Maison des Enfants, avenue de Dunkerque, était au XVIII° siècle une résidence de campagne pour riches fonctionnaires lillois. Elle appartenait au baron de Mengin Fondragon, maire de Lomme de 1828 à 1830. Elle passera ensuite entre les mains de la famille Joire, banquiers à Lille. L'un de ses enfants, Jean Joire, était sculpteur animalier et les plâtres de ses oeuvres orneront longtemps les pelouses. Après la deuxième guerre mondiale, la batisse, qui a été rachetée par la municipalité, est transformée en centre de vacances que fréquenteront de nombreux Lommois. On l'appelait aussi le château blanc car à l'origine les façades étaient entièrement couvertes de blanc.

Bâti sur une parcelle du terrain de la Maison des Enfants, le château rouge (appelé ainsi à cause de la brique rouge qui a servi à sa construction) était habité par la famille Masse-Pollet. Racheté par la municipalité, il a été transformé en médiathèque muncipale. L'entrée se fait à la gauche du "château".

La médiathèque l'Odyssée vue de l'intérieur. L'extension qui abrite les collections en libre accès au public a été construite dans le parce du château rouge, ce qui explique l'impression que donne le bâtiment d'être posé dans un écrin de verdure, propice à la réflexion et à la lecture.

L'église du bourg de Lomme, éternelle sentinelle du village, lieu où l'on célébrait les baptêmes, mariages et sépultures, lieu d'exercice du culte, était l'endroit central de la vie du village dans une Europe de culture chrétienne. Sous l'Ancien Régime, c'était là que se réunissait la communauté des habitants qui s'assemblait lorsqu'il y avait de graves décisions à prendre. Elle servait aussi de tour de guet afin d'assurer la sécurité des habitants. On y sonnait le tocsin en cas de danger : incendie de maison ou de récolte, intrusion de bandes armée. Elle se laisse voir, de ce fait, de tous les quartiers de la ville. Elle est d'ailleurs au centre du village : 3 km de Canteleu et de Mont-à-Camp, 2 km de la Mitterie, du Marais ou du Plaquet.

Sur ce lieu s'élevait autrefois un château féodal. C'était le château des seigneurs de Lomme. Tombant en ruines, il fut remplacé au XVIII° siècle par un petit manoir qui aujourd'hui a été reconverti en château du cinéma de Lomme.

L'église et le château de Lomme étaient reliés par une longue allée carrossable bordée d'arbres, avenue d'apparat permettant de se rendre d'un bâtiment à l'autre, qu'on appelait la drève du château. La voici tout d'abord sous son aspect de 1950, dont la photographie est exposée à la station de métro Lomme Bourg.

Et la voici aujourd'hui, alors qu'elle a été coupée afin de permettre le passage de la rocade nord-ouest. Elle s'appelle dorénavant la rue de la Drève.

A côté du château du cinéma de Lomme, le parc naturel urbain, véritable poumon vert de la ville.

Adossée au parc naturel urbain de Lomme, l'école de cirque.
